samedi 1 mai 2010

Argentina te amo!



Grand romantique devant l'éternel, je profite de l'espace qui m'est offert par ce blog pour faire une déclaration d'amour. Que mes nombreuses admiratrices et autres courtisanes (verveine-menthe(pardon...)) se rassurent, je n'ai pas trouvé l'âme soeur. En fait, c'est de l'Argentine que je suis tombé amoureux. Cette belle histoire de coeur a commencé à Goya, théâtre du fameux coup de foudre, puis s'est poursuivie et concrétisée lors de mon long voyage à travers le pays.
Un peu comme pour une femme, la première chose que l'on regarde c'est quand même le corps. Et sur ce point l'Argentine est belle. Grande et longiligne (sans tomber dans l'anorexie du Chili ou l'obésité du Brésil) l'Argentine a été touchée par la grâce. Ses courbes sont majestueuses à commencer par l'étourdissante Cordillère des Andes. On peut également évoquer la beauté de ses terres Australes. Une fois entrée en Patagonie et jusqu'à la frissonnante arrivée dans la baie d'Ushuaia, les surprises sont nombreuses. Entre vastes étendues de steppe, glaciers et petits villages nichés au coeur de montagnes dont les sommets nappés de neiges éternelles nous rappellent que le pôle Sud est plus proche que Buenos Aires ; le spectacle est permanent. Buenos Aires, justement, parlons-en. Bien qu'un point sur une carte, la capitale argentine n'est pas innocente dans mon amour pour le pays. Son ambiance unique, ses multiples quartiers où il fait toujours bon siroter un café, ses folles nuits, ses atouts sont innombrables.
Après pour tomber amoureux il faut aussi aimer l'autre mais en tant que personne. C'est la beauté intérieure. Sur ce point il n'y a pas de doutes à avoir et nombreux sont ceux qui s'accordent à dire que ce que l'Argentine a de plus beau ce sont ses habitants. Tout d'abord, ses femmes sont les plus belles du monde (de mémoire de touriste sexuel) et ce n'est pas un Marc en fraîche provenance de Nouvelle-Zélande qui pourra me contredire. Outre cette caractéristique, quand même relativement importante, j'ai été rapidement frappé par l'art de vivre argentin. Il est certain que les Argentins aiment et savent bien vivre, et les exemples sont nombreux. A ce propos on pense forcément au bonheur procuré par la dégustation d'un asado, rituel festif et arrosé sur lequel je ne reviendrai pas, ayant déjà consacré un article à ce propos. Autre symbole de la douceur de vivre argentine, le cérémonial du maté, cette infusion de plante qui passe magiquement de main en main et que l'on sirote à toute heure de la journée. Alors qu'en France beaucoup commencent leur journée de travail la tête pleine de soucis, en Argentine les longs moments passés à partager la bombilla (paille de fer qui permet de boire le maté) sont autant d'espaces privilégiés pour échanger sur la vie et ses préoccupations, c'est sûr, l'eau bouillante de la thermos réchauffe aussi les coeurs. D'ailleurs, le fait de faire passer la boisson a probablement plus de sens que la déjà noble valeur du partage.
Enfin, pour être amoureux il faut avoir des passions en commun. C'est le cas du fútbol (et non football). J'adore l'engouement et la liesse qui entoure ce sport en Argentine. Pour commencer, les Argentins sont fous de leur équipe qu'ils aiment pour beaucoup plus que leur femme, en témoignent les nombreux écussons tatoués sur les coeurs. En plus, ce sont de très grands connaisseurs bien plus que le footix de base que l'on peut trouver en France et qui a rarement un sens tactique très développé, peut-être parce qu'ici les émissions d'analyse footballistique durent toute la journée, rien à voir avec les pauvres reportages proposés par Canalfootballclub ou ce que l'on pouvait trouver dans (feu)Téléfoot. Mais le foot reste un jeu et c'est certainement pour ça que l'Argentine est si différente. Improvisé sur un terrain vague, organisé sur un grand terrain ou pratiqué sur une cancha de 5 contre 5, on joue au quotidien. Pas question alors de venir pour une partie de bille, entre Tikitiki (stéréotype du foot sud américain fait de multiples petites passes, nombreux dribbles et trucages en tout genre, demander à Riquelme) et semelles sur la cheville l'intensité est omniprésente et la bière d'après-match d'autant plus rafraichissante.
Bref, vous l'aurez compris, de la moiteur d'Iguazu à la glaceur d'Ushuaia, de la fièvre portena à la tranquillité goyana, je me sens bien dans ce pays que j'aime.
Argentina te amo!

Allez les Bleus! Allez Racing!


Grand amoureux du ballon et petit frère modèle, j'avais décidé de faire découvrir la fiévreuse ambiance d'un stade argentin à ma soeur Selyn de passage à Buenos Aires. Premièrement il fallait trouver un stade. Boca jouant à l'extérieur, je décidai de l'emmener au stade Juan Domingo Peron où officie le Racing de Avellaneda. Bleu ciel et blanc comme le club de mon coeur, il fait aussi partie de 5 grandes du football argentin avec Boca, River, Independiente et San Lorenzo et affrontait ce soir là les Argentinos Juniors. Surtout sa banda brava (groupe de supporters) est parmi les plus chaudes d'Argentine. Pour ne pas subir la même désillusion qu'avec Alexis et Marc et ne pas obtenir les précieux sésames pour pénétrer dans les travées de ce vieux stade poussiéreux et tremblant, nous avions acheté les entrées dans l'après-midi. 1H30 avant le début de la partie, nous pénétrions dans l'enceinte encore peu garnie et nous prenions place en plein coeur du kop. Très vite, un supporter plus imbibé de Fernet-Coca que ma barbe après une soirée à Goya nous prit d'affection en nous expliquant que nous étions dans le meilleur stade du monde et qu'ici c'était lui le chef et que si quelqu'un nous embêtait on devait l'alerter au plus vite car il serait là pour nous protéger. Fort rassurés par la présence de ce garde du corps de compétition, nous laissions ensuite monter la ferveur de l'avant-match, occupé surtout à prendre des photos et à regarder une confrontation d'une mi-temps entre les équipes réserves des deux protagonistes du soir.
Puis vain l'arrivée massive des supporter locaux, la température prenait plusieurs degrés et notre espace vital se réduisait à quelques centimètres carrés. Notre garde du corps commençait à me souffler son haleine éthylisée et mon taux d'alcool dans le sang prenait 0,1 gramme à chaque chant. Enfin, le moment tant attendu arriva, les pensionnaires de l'Academia entrèrent sur la cancha dans un chahut assourdissant mêlant chants, tiffos, lancés de rouleaux de PQ, fumigènes bleus et blancs et tir de confettis à l'aide de canons placés sur le bord du terrain reléguant les supporters de l'OM à l'ambiance de la tribune présidentiel (j'aime pourtant beaucoup l'OM et ses supporters) et les Bad Gones à un kop de curling (ceux-là je les aime pas par contre). Je n'avais jamais vu ça et je ne pus retenir les frissons face à tant de ferveur.
La suite fut moins agitée en raison de la piètre performance proposée par les 22 acteurs, 0-0 à la mi-temps. Les chants autant des encouragements pour le Racing que des insultes proférés à l'égard d'Independiente (le rival historique) rythmèrent toutefois les 45 premières minutes de la partie, parmi les hits du soir « Cueste lo que cueste, esta noche tenemos que ganar, ponga, ponga huevo, huevo la Academia! »
La deuxième mi-temps vit l'ouverture du score par les visiteurs déclenchant un vent de colère incroyable de la part des supporters du Racing et les insultes à l'égard des joueurs commencèrent à descendre des gradins, notamment de la barra brava visiblement furieuse du manque d'amour affiché par les joueurs pour leur camiseta. Il est vrai que les Ciels et Blancs semblaient avoir oublié leur grinta au vestiaire. « Hijo de mierda, yo hago 2 horas de tren cada semana para verles jugar, ponga huevo putos de mierda! » criait notre garde du corps qui virait peu à peu au violet. La déception et la colère grandissaient encore un peu plus lorsque le 9 local tirait un pénalty de poussin à quelques minutes de la fin, ratant scandaleusement l'égalisation. Le coup de sifflet final retentissait, le Racing de Avellaneda était désormais relégable. Triste, notre garde du corps me proposait d'aller aux putes, je refusais poliment.
Le retour fut long. Il fallait d'abord attendre 30 minutes que les supporters adverses quittent et s'éloignent du stade pour éviter les affrontements puis trouver un bus. On terminait la soirée dans une parilla de San Telmo, en sirotant un bon rouge argentin concluant une expérience quand même riche en émotion et prouvant une fois de plus que fútbol n'est pas football.
Manu

vendredi 9 avril 2010

C'est le printemps

Ça y est c’est le printemps. En apparence rien n’a changé mais tout est différent. Le printemps. Ça a quand même une autre gueule que l’hiver. Il ne fait pas encore très chaud mais les premiers rayons de soleil se pointent. Surtout, on sait que chaque jour amène quelques centièmes de degré en plus. Et ça change tout. Le sourire revient sur la tête des gens. Les vélos sortent de leur hibernation. Les jupes aussi pour le bonheur de tout le monde. On n’hésite plus à sortir pour rien ou presque, pour aller acheter un journal qu’on ne lit jamais, pour aller sonner chez une amie qui habite à l’autre bout de la ville parce que ça fait longtemps quand même. En France pour le printemps, tout semble plus beau, plus chaud, plus agréable. La vie reprend en somme.


À Bogota, c’est pareil, tout change pour le printemps. Une nouvelle saison. Avec quelques nuances cependant. Les rares rayons de soleil, qui se débattaient avec les nuages tout au long de l’année, en ont marre et se font définitivement la malle. Les nuages, trop heureux d’avoir gagné contre le soleil, se mettent à nous pisser dessus toute la journée, sans répit. Le ciel gronde sa victoire pendant que le brouillard tombe, enfonçant Bogota dans une grisaille encore plus grise que d’habitude. Et les gens font le dos rond, ferment leur visage et pressent le pas, en attendant que ça passe. Seuls les vendeurs ambulants de parapluie semblent heureux quand ils chantent de leur voix narquoise « paraguas, paraguas, a diez ».


Mais bon, il en faut un petit peu plus pour déstabiliser le Bogotanais. C’est tous les ans pareils alors malgré la pluie, le brouillard, le froid, le vent et ben la vie continue. Les klaxonneurs continuent à klaxonner. Les amoureux continuent à s’embrasser.Les vendeurs ambulants continuent à vendre en bullant. Les passants continuent à passer, sans un regard au sans abri qui se les pèle. Les étudiants continuent à étudier. Bien sûr. Les jeunes cadres dynamiques continuent à cadrer, dynamiquement cela va de soi. Et les touristes continuent avec leur turista parce que quel que soit le temps, la bouffe colombienne reste la bouffe colombienne.

Alexis.

lundi 22 mars 2010

Ca en fait dla pute de luxe


Ceci est l'histoire d'un viol. Je désamorce tout de suite les critiques des biens pensants et des autres : aucun être humain n'est impliqué. Ce viol a été commis sur l'une des plus importantes institutions de la paisible ville de Goja , Argentine.
Mais commençons par le commencement. Manu , dit le Nez , ou San Martin de la Choucroute , nous a convié a passer quelques jours dans son humble demeure , moi et mon a(l)colyte Alexis. En raison d'une des nombreuses coupures de courants qui se produit dans cette partie du (tiers) monde , nous nous sommes retrouvés bloqués dans la maison du Nez un soir. Éclairés à la bougie , buvant de la vodka chaude , mes amis , sans doute inspirés par mes glorieux exploits passés et mes nombreuses victoires (sic) , m'ont demandé de leur apprendre a jouer au Poker. C'est ainsi que pendant 2 jours , notre vie à été rythmée par des parties d'entrainement et des débats théoriques. Et puis le grand jour est arrivé. Celui de la mise en pratique lors d'un tournoi au Casino de Goja.
Parmi la foule de 50 joueurs , dont de très nombreux professionnels argentins qui n'ont pas eu peur de mettre la somme imposante de 10pesos ( 2€ ) , se trouvaient trois français prêts a s'emparer de l'argent des paysans argentins. Et c'est aussi le début de l'épopée d'un grand maigre. Cet homme , toujours prêt au jeu de mot foireux , a réussi a terrasser 49adversaires sur le tapis vert. Cet ancien joueur du GPRC , membre éminent de Caca et Culture , a fait étalage de compétences exceptionnelles. Cet homme , ce n'est pas moi. Tout comme Manu , je suis sorti dans les profondeurs du classement. L'élève a dépassé le maitre et Alexis s'est imposé. Lors du tête a tète finale , Manu et Moi , qui avions profité de notre élimination précoce pour nous désaltérer avec du (bon) vin argentin , vibrions comme un seul homme. Et à l'issu d'un dernier coup plein de suspense , le casino de Goja a vu pour la première fois un français s'imposer. Malheureusement , les vigiles n'ont pas appréciés nos célébrations de joies et la Marseillaise qui a retentit dans tout le Casino. Alexis est donc reparti avec une somme rondelette. Celui qui s'est fait violer ce soir la , c'est le Casino. Et la suite le confirme.

Encart stratégique : comment gagner aux machines a sous
Frustrés par notre élimination rapide , l'alsacien et moi même avons calmés nos ardeurs sur une machine a sous qui n'avait rien demandé , mais qui s'est fait violée elle aussi. Voici un petit guide qui vous garantira de ne pas repartir les mains vides :
1ère consigne : être ivre est un pré requis. Sinon , la machine ne réagit pas
Ne pas mettre plus que la somme minimale , partager l'investissement avec son associé
Avant d'appuyer sur le bouton , parler a la machine dans sa langue natale (ici , l'espagnol ) , la caresser , lui faire des bisous
Pendant que la roue tourne , appuyer sur l'écran de manière aléatoire ( pas besoin que celui-ci soit tactile )
Des que vous avez un gain tout retirer , puis tout remettre dans la machine. Pratiquer cette méthode entre chaque coup. En effet , le bruit de la 50aine de jetons qui sort de la machine va impressionner vos voisins.
Si la machine vous laisse un choix , toujours appuyer a gauche , parce que « la gauche gagne toujours »
Continuer à embrasser la machine
Applaudir la machine
C'est ainsi que nous avons gagné pendant 1 heure sans discontinuer , en retirant toutes les minutes une centaine de pièces de la machine produisant un agréable bruit strident qui a fini par agacer nos voisins les plus patients.

Vous l'avez compris , c'est un véritable braquage qu'a subit le Casino de Goja ce soir la. La bourse pleine , nous sommes partis célébrer cette victoire dans les Nights Clubs les plus « hots » de Goja.
Ajout : aux dernières nouvelles , Alexis aurait plongé dans la spirale du jeu. Après des dettes de plus en plus importantes , il aurait été contraint de vendre ses reins et de se faire insérer de la Cocaine dans l'Anus pour la rapatrier en Europe. Ne le lâchez pas , il a besoin de ses amis.


Alexis après sa victoire

mercredi 3 mars 2010

J'aime pas quand ça goutte le savon!

Quand on change de pays, on change ses habitudes. Les us et coutumes diffèrent, ce qui peut sembler à demi effrayant. Mais une de mes us et coutumes me préoccupait plus que les autres, il s'agit bien évidemment de la bière, la p'tite mousse, le bon demi bien frais, la p'tite soeur! Je rassure immédiatement les parents qui nous lisent, vos enfants ne sont pas un ramassis d'alcooliques décrèpis, errant avec leurs énormes nez rouges ( enfin sauf un, mais ça n'a rien à voir avec l'alcool) dans des pays lointains comme dans l'antique sodome et gomorrhe; mais bon, on est quand même des étudiants, il y a des fondamentaux, des valeurs, je dirais même des piliers de bartages commun à tous qu'on ne peut passer sous silence (même avec une Grimbergen en main).

Tout jovial de poser le pied au Brasil, mes craintes étaient justifiées. La bière (je géneralise du fait que les bières ici sont comme les chats la nuit.) , ressemble affreusement à ...de l'eau!! Mise en garde par un génial scientifique (ben oui il a fait S), dont je tairais le nom mais dont le talent n'a d'égal que la protubérance nasal rappellant celle du narwall commun, des grands dangers du coma hydraulique, je renoncais presque à ce doux breuvage pourtant si grisant qui réveille en chacun des instincts de félins...

Pourquoi mettre de l'eau dans la bière m'interrogeais-je? Si ce fut pour calmer le tempérament fougueux autochtones, il eusse été logique de le faire avec du vin. Le doute fermentait en mon esprit, l'incompréhension me terrassait, je brassais du noir. Gui ne s' est jamais senti ainsi ne peut imaginer alors la pression ressentie.

Un détail pourtant me turlupinait. Comment expliquer qu'une mixture mauvaise pour la santé puisse être ingurgité avec tant de passion par cette peuplade à toute heure du jour et de la nuit (où on trouve des chats aussi). Or, ge suis curieuxet n'aime guère les mystères. Je me suis donc immergé (inhbibé) dans ce pans de la culture brésilienne avec minutie, qui vous passe le bonjour.

Et la, un éclair de génie vint me frapper (eh bien en plus), je découvris l'importance du climat dans la mise en place d'une société et de ses us et coutumes. Ainsi, si la bière semble tant aquatique, ce n'est pas par incompétence mais simplement qu'au vu du climat, rien n'ici n'est plus désaltérant et agréable qu'une bière bem gelada sous la chaleur de l'été brasileiro... Ainsi, ils arrivent à limiter leur consomation évitant la sécheresse et les drames du coma hydraulique. Brillant non? Je ne veux pas me faire mousser mais quand je pense que j'ai trouvé cette théorie un jour où je bullais, je me sens loin d'être blonde.



Le encore plus gros

jeudi 11 février 2010

Carne de voyage


Raconter un long voyage c’est jamais très facile. On a plein de choses dans la tête, plein de gens différents, plein d’images magnifiques, plein d’odeurs associées à plein d’endroits, pas mal de regrets aussi parce qu’on a fait telle chose et pas telle autre. On en a plein la gueule. On plane un peu quoi. Le problème c’est que dès qu’on met des mots, là, pof pof, d’un coup ça paraît fade, sans saveur, sans vie. Non je ne mens pas. J’ai essayé de raconter mes deux mois aux copains de Bogota, et après deux ou trois secondes de réflexion, ça donnait souvent quelque chose comme « non mais tu sais , c’était vraiment sympa, on s’est bien amusé », suivi généralement d’un poli « ah ok, d’accord ». J’en rajoute à peine. D’ailleurs je me demande comment ça sera quand je reviendrai en France après un an chez les bronzés. Tous ceux qui sont revenus disent que ça fait bizarre, qu’on se sent un peu seul, qu’on n’arrive pas à partager ce qu’on a vécu parce qu’on ne trouve pas les mots.

Comment raconter ce voyage alors ? Oui, parce que deux mois de périple, quatre pays visités, un véritable road trip du Pacifique jusqu’à l’Atlantique en passant par les Andes, tout ça pour plus de 180h de bus, vous vous imaginez bien que ma modestie sans limites pourrait difficilement le passer sous silence. En même temps tout raconter, on peut pas trop. Ça fait long, ça fait difficile, ça fait pas bien quoi. Du coup j’ai un peu réfléchi (si si). D’abord je me suis dit « et pourquoi pas faire des tranches de vie, raconter le voyage par les gens que j’ai rencontré ». Pas mal non ? Mais bon, un peu trop classique sans doute, pas assez original pour l’écrivain solitaire et incompris que je suis. C’est dommage d’ailleurs parce que j’aurais pu parler d’Andrea, celle qui nous a volé l’appareil mais qui nous l’a rendu, mais qui avait effacé les photos, mais que finalement on a pu les récupérer. Ou bien des quatre joyeux Français du Bordelais (d’une moyenne d’âge de 55 ans), revenant de 12 jours d’ascension de l’Aconcagua, que l’on a rencontré dans un vignoble près de Mendoza.

Oui mais non. Finalement je me suis dit que le mieux pour raconter le voyage c’était de le faire à partir de ce qu’on aimait vraiment. Et moi j’aime pas les gens c’est connu. Il faut faire la discussion, souvent en espagnol, parfois en portugais. Parce qu’évidemment dans ces pays-là, personne ne fait l’effort d’apprendre le Français, ce serait trop leur demander. Non, trop fatigant, vraiment. Ce que j’aime moi c’est la bouffe. C’est croquer a pleines dents dans un steak saignant. Avec du pinard bien sûr, il ne faut jamais oublier le pinard.

Mon carne (viande) de voyage commence donc à Lima, ville de gastronomie s’il en est. Ici la ripaille foisonne et le porte feuille sourit. Capitale d’un pays immense, on y goutte de tout et tout est bon. Les péruviens aiment la chair bien tendre, les péruviennes elles la préfèrent très saignante ; comprendra qui pourra. Le problème c’est qu’une fois sorti de Lima, la déception est à la hauteur de la surprise initiale. D’une manière générale plus l’endroit était touristique, plus la bouffe était chère et mauvaise. Dans le sud du pays, la meilleure option restait souvent le pollo broaster, morceaux de poulet frits dans l’huile assez proche de ce que sert le KFC en France, ou l’ arroz chaufa, plâtrée de riz accompagnée de divers condiments. À Aguas Calientes, au pied du Machu Pichu, le demi-burger assorti de huit frites (nous les avons comptées) valait à peu près trois fois le prix d’un repas complet à Lima. Sans la taxe évidemment. Plus drôle encore (haha), en haut du Machu Pichu, le sandwich le moins cher (jambon simple) valait 15 euros, ce qui nous a forcé à marcher quelques centaines de mètres pour trouver le restaurant des travailleurs du Machu Pichu, qui nous a offert un, rustique mais bon marché, sandwich à l’œuf au plat. Non vraiment c’était mieux à Lima.

La Bolivie n’est pas aussi réputée que le Pérou pour sa nourriture. À raison d’ailleurs. J’en veux pour exemple que, sur les trois jours (de trop) que nous sommes restés à La Paz, nous avons mangé trois fois dans le fast food local tant c’était, encore une fois, le meilleur choix. Du point de vue gastronomique, je veux dire. À l’exception du silpancho (viande hachée cuite avec un œuf dur, assorti de salade et de riz), rien ne nous a vraiment transporté dans ce pays. L’étudiant en sciences politiques que je suis me met cependant en alerte de ne pas tomber dans l’ethnocentrisme et juger ainsi la gastronomie d’un pays parcouru à la va vite en 10 jours. D’autant que malgré nos mésaventures photographiques, je dois confesser que j’ai rarement eu le ventre aussi rempli (et bien rempli) qu’au cours de notre traversée de 4 jours du salar d’Uyuni. Je pense particulièrement à ce réveillon de Noël arrosé, passé en plein milieu du désert, avec une dizaine d’Argentins et une Lilloise, si une Lilloise.

Il n’empêche que le choc est grand quand on passe la frontière argentine. Tout est différent. Les filles sont belles, il fait chaud, les routes sont goudronnées, les bus sont confortables, on ne comprend rien à ce que disent les gens. Sans parler de la cuisine, presque aussi bien qu’en France. Oui je dis presque parce qu’il manque quand même le fromage et le bon pain. Et les pizzas aussi tiens. De manière assez étrange, malgré l’immigration italienne, c’est impossible de manger une pizza ne serait ce que correcte. Passés ces petits inconvénients que seule une grenouille narcissique aura notés, c’est quand même un régal à tous les étages. La première milanesa (morceau de viande ou de poulet enrobé de chapelure) dégustée a la ville frontière avait déjà relégué les milanesa boliviennes au fin fond des oubliettes de la gastronomie. La suite ne sera que meilleure. Du premier steak partagé avec Manu au club de sport de Goya aux glaces de Salta, en passant par les vins de la région de Mendoza, ou les vrais expressos avalées en terrasse à Buenos Aires ou Cordoba, tout est excellent. Une mention spéciale pour ce restaurant de Mendoza où nous nous sommes rendus à la sympathique invitation des quatre Français qui revenaient de l’Aconcagua. Un vrai paradis pour tout amoureux de la gastronomie. Tout est à volonté. Tout est bon. Les pièces de viande de l’asado sont tellement grandes qu’on ne peut les finir. Les pâtes sont (presque) aussi bonnes que celles que l’on cuisine à la coloc (enfin moins collées en tout cas). Les crèpes flambées sont juste incroyables, assaisonnées de sirop d’érable, quelques morceaux de pommes, une très généreuse lampée de whysky et d’une boule de vanille pour ce fameux chaud / froid qui fait frémir les papilles. Bref, je reviendrai.

En comparaison, le Brésil paraît bien timide. Et cher en plus. Du coup, notre consommation s’est vue relativement limitée. Peu, voir pas, de rodizio (buffet de viande) au menu, ni même de feijoada (riz, haricots, farofa, porc et viande de bœuf), mais plutôt des X-burger (cheeseburger) et misto quente (croque-monsieur) à tous les repas ou presque. Avec une portion de frites toujours, pour ne pas mourir de faim non plus. Et puis le soir, on rechargeait les batteries à l’alcool local, la cachaça (alcool de canne à sucre), atteignant des niveaux de consommation qui après coup nous ont fait un peu peur, et accessoirement causé à Marc quelques coliques en série. Mais qu’importe la gastronomie, le Brésil reste le Brésil. Faute de manger bien, on mangeait le temps et croquait la vie, passant nos après-midi à faire la sieste sur la plage et dire bonjour aux jolies passantes.

Au final, je me rends compte que j’aurais mangé beaucoup de frites et beaucoup bu pendant ce voyage. Ce sont un peu les valeurs sûres quand on arrive dans un pays inconnu. Mais bizarrement, aucun problème d’estomac, des selles parfaites du début à la fin, tout particulièrement en Argentine. Il aura fallu attendre mon retour en Colombie et un alcool indien à la dangereuse composition pour que mon estomac me lâche. En plein milieu d’un entraînement de volley, ce qui n’est pas sympa, ni pour moi, ni pour les coéquipiers d’ailleurs… Voilà ! Amis de la poésie bonsoir, et bon appétit bien sûr !

vendredi 5 février 2010

Hallelujah vous faire foutre!

Tout un chacun connait le profond respect que nous autres menbres de cette coloc , accordons à cette étrange notion qu'est la religion. Eh ben là non. La coupe du sang du christ est pleine!

Evidemment, je ne rejette pas tout en bloc. Le tunning religieux, ça c'est festif. Un tout bel autocollant avec un énorme "Jesus" ou " le secret de ma réussite, Dieu", sans compter les innombrables chapelets, bibles incorporées (en option) et autres délices du même acabit sur tout types de véhicules, des voitures aux camions en passant par les vans (de) Gille. Quand on voit le nombre de mort sur la route, on se demande si il ne serait pas plus judicieux de lire le code...



Tout ça reste bon enfant ( ce qui fait plaisir à nos amis curés qui nous lisent). Il n'y a pas motif à s'alarmer. Il est même possible de tenter des blagues pour voir les réactions. Ainsi avec une fille avec qui j'avais l'habitude d'aller boire le calice jusqu'à mon lit, j'eusse tenter une chtoute blague... j'ai eu par la suite tout le loisir de tendre l'autre. Autres lieux , autres personnes: tentative de boutade sur le fait que Jesus à l'air saoul sur le tableau du salon de la grand-mère, j'ai droit à quelques sourires gênés. Encouragé et ragaillardi par la nonbaffe, je me risque sur le fait que J.C s'incorporait bien au village popole au vu de son accoutrement...Le silence de cathédrale qui s'en est suivi reste à ce jour un souvenir douloureux. Enfin le seigneur me pardonne, je ne sais pas ce que je fais.



Mais ce avec qui je refuse de communier, c'est les évangelistes. Je les aime pas, c'est la goutte d'eau bénite qui fait déborder le vase. Non content d'être chiant, le patron de la principale église évangeliste (qui est aussi le patron de la 2e chaine de tv du Bresil), a extorqué quelques millions à ces fidèles qui pour la plupart sont pauvres...Pour un mec qui dit que les voies de Dieu sont impénétrables, je trouve qui leur a mis bien profond quand même. La seule inspiration divine qu'ils ont, est le nom de leur église avec des noms du genre " eglise universelle du règne de dieu" ou ma préferée " L'eglise quadrangulaire du coeur de la saint marie".



Désolé pour les croyants mais il fallait que je me défoule, Yahvé qu'à pas m'énerver ces cons la!



ST Jean

vendredi 25 décembre 2009

Choc culturel

Il y a quelques heures encore je n’avais qu’une seule et unique conception de Noël. C’était le Noël alsacien avec sa châleur humainequi fait oublier le froid glaciale qui tombe chaque année sur ma plaine natale. C’était les bredele de Maman ou Mamima, l’odeur ambiante de canelle et de fruit confit. C’était aussi le marché de Noël au centre ville et ses repas tarte flambée sur baguette-vin chaud, churros en dessert. C’était enfin l’excitation avant de s’échanger les cadeaux puis les remerciements, les embrassades, la joie. C’était en fait une ambiance formidable, indescriptible; la magie de Noël quoi.
Puis, j’ai découvert le Noël argentin. Dans un premier temps j’étais plutôt réticent; rien de cette féerie caractéristique, tout juste un palmier précairement enguirlandé (ça à moin de la gueule que le sapin place Kléber, croyez moi) quelques promos de Noël dans les magasins, rien de très rock’n’roll vous m’aurez compris. Cette méfiance grandissait avec le repas de Noël : oú étaient donc les cerf, les faisans, les sangliers? Elle s’accentuait avec la suite des “festivités”, une virée dans un bar oú les gens étaient tout simplement venus boire un verre, tranquillement, comme d’habitude. Bref, j’étais déçu.
Mais comme bien souvent, dans une soirée argentine il faut savoir être patient, les hostilités commencent généralement tard et cette observation allait être vérifiée. En effet, sur les coups de 5 heures du matin, je montais à l’arrière d’une mobylette et arrivais à une soirée, LA soirée.
Elle avait lieu dans un complexe hôtelier cossu au bord du fleuve. Une pelouse pleine de monde avec un DJ assez festif au milieu et le plaisir de pouvoir pisser dans le Paraná. Cumbia, reggeatone, 80’s (rare pour l’Argentine) avec au milieu quelques bijoux comme cidinho et la version latino de Tarkan (Kiss Kiss), une ambiance chocolatée et un dancefloor surchauffé. De temps en temps des petites surprises comme la distribution sur les coups de 8h30 du matin de bombes qui font de la mousse. Ca m’a d’ailleurs presque valu une expulsion manu (moi? haha) militari quand j’ai commencé à tirer sur un videur et sur le DJ, j'aurais été certainement inconsolable de devoir aller prendre ma douche avant les autres. Ça a continué comme ça jusque 11h du matin et j’ai meme pris un coup de soleil en rentrant.
Aujourd’hui (le lendemain), on peut dire que je subis la vie, je me suis levé à 20h avec un mal de tête affreux et une pateuse de haute compétition mais bon c’est le prix à payer et au final ca fait pas si cher.
Pour nouvel an on m’a dit que c’etait encoré mieux : plus de fête et plus longtemps. Ca devrait râvir Alexito qui sera là pour l’occasion, il faudra juste partir à temps pour avoir notre bus pour Florianopolis où nous attendra de gosier ferme l’ami Maxwell pour encore plus de fête.
Vive l’Amérique du Sud!

Manu
PS : j'espère au plus vite récuperer quelques photos de cette nuit de folie.

mercredi 23 décembre 2009

admirable T

"L'instant T". Le moment parfait, mathematiquement extraordinaire, il en découle la simplicité d'une explication non-réfutable et véridique. Je me permet de donner cette définition sommaire pour ceux qui n'ont pas la chance de manu d'avoir fait "S" et qui ne pouvait pas rigoler en ramassant les copies d'histoires de leur camarades.
Enfin, bref, j'ai vécu cet instant avec l'ami maxwellinho dans la petite bourgade de barra de sao miguel, dans l'alagoas. Posée tranquillement sur une place, il y eu un flash immense (pas celui de marc qui a honteusement pas pris son appareil photo, tellement qu'il est radin il veut meme pas partager ses souvenirs avec ses amis le sagouin). Eh vi, sur cette place était réunis le bresil.
Point de plages paradisiaques ou de corcovado ou autres iguazu, non, non, que nenni.
L'instant était "T" de par le coté quadrangulaire de la chose: 4, comme les 4 point cardinaux, comme les 4 mousquetaires, les 4 fantastiques, les 4 as (et le picasso volé qui est de loin le meilleur album),les4 doigts de Lula, et surtout, surtout comme la coloc.

Ainsi était il:
-un stade de foot tout pitchoune avec tout le village que on croyait qui jouait leur vies c'est con la.
-une messe évangelique, avec un petit bonhomme qui hurlait beaucoup trop fort, beaucoup trop de conneries.
-une télé publique pour que tous le monde puisse regarder la novela comme des copains.
-and me and maxwell, buvant une une bière, et quelle bière!

Voila. Tous ca pour dire que ce sympathique article introductif ouvre une série de quatre articles dont le point commun est cette place. beaucoup de bruit pour rien vous allez dire, mais quand on est gros, on fait du bruit et pis c'est tout.

Gordo

jeudi 17 décembre 2009

Sur la Route

Amis de Jack Kerouack ou de Gerald de Palmas, voire meme amis de Rafael, ca y est. Je suis sur la route. Depuis plus de deux semaines deja je suis lance a l’aventure, pour deux mois d’amour et de boheme sur les routes d’Amerique du Sud. Tout comme Maxwelinho, il faudra mainteant m’appeler Alexito ou Alexinho, voire peut etre Alexazo pour ceux qui me connaissent intimement.

Bon d’abord sur la route c’est chouette mais c’est pas facile d’ecrire un article pour un blog, parce que en vrai cet article au debut je voulais l’ecrire au debut, enfin ca aurait eu plus de sens quoi. Mais bon. Comme ca j’au plus de trucs a raconter on va dire. Allez s’il vous plait…

Ce qui est chouette sur la route c’est que tu relativises. Avant de partir je trouvais les Colombiennes vraiment pas terribles, tous les nombreux lecteurs attentifs de ce blog le savent. Apres avoir visite le Perou et une partie de la Bolivie, les Colombiennes sont (presque) devenues de vraies sex symbols, avec les yeux revolvers et le regard qui tue. Pour la bouffe c’est pareil. A la base, je trouvais ca plutot bon les almuerzos (dejeuners) en Colombie, bon, j’en avais un peu marre au bout de 4 mois d’accord de la sopita (une tite soupe) et du pollo a la plancha (un blanc de poulet), mais je trouvais ca plutot bon quand meme. Mais alors quand t’arrives a Lima, un de ces chocs culinaires! En trois parties ca donnerai ca : moins cher, plus copieux, meilleur. La classe quoi. Tu te regales a coup de cebiche, papas a la huancahina, churasco gratinado et j’en oublie plein. Tiens, meme le pollo a la plancha il est meilleur. Je dis ca et j’ai toujours pas fait d’asadero (barbecue) en Argentine ni de rodisio (bonne viande a volonte, paradis du gros) au Bresil. Chacun ses trucs mais moi la bouffe ca me fait avancer.

Ya aussi des trucs un moins sympa. Genre par exemple le Lima Cusco en bus, deja 24h de bus tout seul c’est rarement trop la fete, mais quand t’es en plus a 3500 metres d’altitude la nuit, avec deux fenetres cassees dans le bus, et avec juste un petit pull et ben, comment dire, t’as froid quoi, ouais t’as meme tres froid en fait. En vrai tu te les peles tellement que tu dors pas une minute avant que le soleil se leve. Mais bon ca te fait les pattes, et apres tu te la petes mon pote.

Ceci dit, sur la route on rigole bien quand meme. Et puis on voit des trucs qu’on verrait pas en France. Bon c’est vrai qu’on est un peu toujours en rush parce qu’on a des imperatifs spatio temporels pas faciles, nouvel an pastaga et foie gras a Goya (Argentine) oblige, alors on fait pas mal les trucs bien touristiques, un peu gnan gnan et un peu opressant des fois tellement que t’as plus de touristes que de locaux. Mais bon, comme on est un peu des mecs a la cool on arrive quand meme a faire des trucs a la cool, comme une source d’eau chaude dans une vallee au milieu de nulle part, ou une nuit dans une communaute indigene peruvienne sur une ile du Lac Titicaca que ce lac il est tellement grand que tu croirais que c’est la mer mais en fait t’es a 4000 metres de hauteur et l’eau elle est pas salee donc ca peut pas etre la mer. CQFD.

Bon y aurait encore un milliard de trucs a dire sur la route, et encore ca fait a peine deux semaines qu’on est parti mais bon, faut abuser hein. Et puis la j’ai faim. Y a des priorites dans la vie.

Le bonjour d’Evo,
Alexazo.

vendredi 4 décembre 2009

Man vs. Wild II



Changement de décor par rapport au premier épisode, on quitte l'hostilité des montagnes néo-zélandaises pour l'enfer des marécages correntinos. Les boas ont remplacé les moutons et les moustiques infestés par la dengue les mouches. Au niveau du climat, la froideur de l'hiver austral a laissé sa place à la chaleur moite de l'été norestero. La mission n'en est pas moins dangereuse, bien au contraire, et les cadavres de bovins ne manquent pas de rappeler que rester bloqué dans un tel endroit sans eau ni nourriture mettrait rapidement quelque personne que ce soit en danger de mort. L'objectif est simple, rejoindre la maison de producteurs malgré une piste coupée par les inondations. La première rencontre n'inspire pas la confiance, un boa de 3 bons mètres se trouvent en travers du chemin. Certes sans venin, cet imposant reptile n'en reste pas moins une machine à tuer. En effet, à l'inverse de ces cousins vénéneux qui n'utilisent leur arme fatal que pour se défendre, le constrictor, lui, peut attaquer l'homme en tentant de l'étouffant. Cependant, un peu de vigilance, un bon couteau et le savoir-faire du vétérinaire qui m'accompagnait ont vite raison de ces velléités, à condition bien entendu que la taille de l'animal reste raisonnable. Finalement, celui rencontré n'avait pas d'intentions agressives et un simple coup sur la partie postérieure de son corps le fit rapidement partir. La « randonnée » put ainsi continuer son cours. Mais, l'eau de plus en plus omniprésente nous obligeait bientôt à déchausser. Nous étions désormais pieds nus, marchant dans une sorte de bourbiers infestés par toute sorte d'insectes. Suivant les conseils de notre maître à penser à tous Bear Grylls, je me munissais d'un bâton pour effrayer les éventuels serpents, vénéneux cette fois-ci, qui pourrait se nicher au détour d'un cactus ou d'un chardon. Les pieds vite ouverts par les épines des différentes plantes présentes dans cet environnement hostile, nous continuions notre marche malgré les 40 degrés et le soleil lançant sur nos vulnérables organismes ses perforants rayons.
Après une longue marche nous sommes finalement arrivés à destination, la maison des producteurs que nous devions rencontrer et ce fut certainement le moment le plus désagréable de la journée. Car si on peut s'amuser d'une randonnée dans la nature argentine, il en est tout autre d'une bien triste situation. Face à nous, un petit groupe de maisons et plusieurs familles vivant dans une frappante précarité. Ce petit hameau se constituait d'habitats en chaume et toit de paille, une seule pièce pour toute la famille et pour seule source d'eau un puits procurant une eau de bien mauvaise qualité. Si la situation des enfants est souvent celle qui touche le plus, j'ai cette fois été particulièrement ému par la maigreur de toute la famille. Assurément, ces gens ne mangeaient pas à leur faim ; d'ailleurs comment le pourrait-il après que leur récolte amoindrie par deux années de sécheresse ait été presque intégralement emportée par de récentes inondations? Sans m'éterniser sur la question et de peur de tomber dans le cliché du pauvre qui a la main sur le coeur, je dois bien dire que j'ai été fortement marqué par la gentillesse et la chaleur de l'accueil qui nous avait été réservé, probablement dues au fait que les visites sont rares dans cet endroit abandonné de (presque) tous. Après quelques matés et d'enrichissants échanges, nous sommes repartis escortés par un gamin qui nous indiquait un chemin un peu plus praticables pour revenir à notre camionnette. Deux sachets d'oignons pour seul remerciement, nous abandonnions à notre tour notre jeune guide.
Pour rentrer jusqu'à la ville, il nous restait une bonne heure de route, la journée se terminait et le temps de se détendre était arrivé. Une Brahma presque glacée permettait de rafraîchir un corps épuisé par tant d’aventures.

Manu

vendredi 27 novembre 2009

Nuestra Señora del Rosario


Je n’aime pas ma fac. Je n’aime pas ma fac. Je n’aime pas fac.


Voila. Comme ça ça va déjà un peu mieux. Ca fait un petit bout de temps que je voulais écrire cet article mais bon pas le temps, trop de musées, de théâtres et de littérature sans doute. Et puis j’avais envie de changer d’avis. Si si. Chaque mois je me disais : « Mais non, c’est juste une première impression, c’est comme partout il y a des gens bien, il suffit de chercher un peu ». Oui mais non. Au bout d’un semestre de recherche éperdue, les personnes intéressantes ou sympas ou drôles ou juste mignonnes se font toujours aussi rares. Oui mais voila maintenant je m’en fous parce que je me casse, pour aller rejoindre d’autres cons mais des cons marrants. Deux mois sans passer dans le cloître de la fac. Joie. Pourquoi tant de haine ? « Parce que je ne céderai jamais devant la barbarie ! »

Avant toute chose, il faut savoir que Nuestra Señora del Rosario est une université laïque. C’est le monsieur très important qui nous l’a dit pendant la journée d’inauguration donc c’est sûrement vrai. Alors oui, elle a été créée par l’archevêque Frey Cristóbal de Torres, oui ca se voit un peu, oui il y a quelques croix de ci de la. Mais rien de bien grave. Ah oui, il y a aussi une fac de théologie, avec des cours aussi attirants (je cite de mémoire) que : « Découverte de soi par le catholicisme » ou « L’actualité des 10 commandements ». Et attention. Aux mauvaises langues qui verraient un favoritisme en faveur de la religion catholique je me dois de signaler qu’il existe un cours sur l’islam. Ca s’appelle « Islam et fondamentalisme ». Oui bon d’accord mais c’est pas entièrement faux non plus. Le 11 septembre, c’étaient pas des chrétiens que je sache. Et puis il faut se rappeler que laïc signifie que l’on tolère toutes les religions. Sûrement pas que l’on est athée. Donc finalement, quand mon équipe de foot de la fac décide de s’appeler « La Cathédrale », elle ne va aucunement à l’encontre du principe de laïcité qui régit l’université. Elle aurait tout â fait pu s’appeler « La Mosquée ». C’était juste un choix esthétique. Parce que ca rimait plus avec « balle » sans doute.

Et puis les gens. Aïe, les gens. Parce qu’on pourrait se dire « d’accord, ils sont cathos, un peu grave sur les bords mais le catholicisme c’est aussi la charité, l’amour du prochain et tout et tout ». Oui mais toujours non. En fait les gens ici sont dans leur grande majorité d’une puanteur assez élevée, université privée oblige. Jouissant d’une maturité à toute épreuve du haut de leurs 16 ou 17 ans, âge d’entrée à l’université ici, les étudiants du Rosario n’hésitent jamais à donner leur avis sur un sujet. Je crois qu’Eva et moi resterons longtemps marqués par ce délicieux premier (et dernier) cours de « Formation de la Nation Colombienne ». Après quelques digressions sur les Allemands (« un peuple obéissant ») et les Français (« qui soutiennent les FARC »), le professeur embraye naturellement sur Chavez pour dire tout le bien qu’il pense de lui, avant de donner la parole aux élèves. Florilèges de « mon papa m’a dit que Hugo Chavez blabla » avant qu’un étudiant, se sentant sans doute un peu trop muet, ne place un joli « mon papa m’a dit que Hugo Chavez est un dictateur parce qu’il donnait du travail aux pauvres ». Rires chez les deux Français au fond. Approbation généralisée de la salle. Acquiescement discret mais ferme du professeur. La messe est dite : les grenouilles iront coasser ailleurs.

Le problème en fait c’est pas uniquement que les étudiants soient pleins aux as et aient des idées de merde : je n’ai jamais refusé un apéro avec Thomas ou Timothée. Le vrai problème c’est qu’ils sont tous pareils. Ils pensent pareil, ils s’habillent pareil, ils sortent aux mêmes endroits… Le plus marquant c’est chez les filles. Modèle unique : petite, brune, cheveux lisses, grosses boucles d’oreille ronde pas belles, jean moulant, bottines ou ballerines. Point à la ligne. Et surtout ne pas sortir du moule, ca pourrait être joli. Petite anecdote a ce sujet. Tout a l´heure en cours d’histoire, une nana rentre dans la salle avant le début du partiel et me fait un grand sourire. Bien que ne l’ayant pas reconnu sur le coup, toujours poli, je lui rends ce sourire, l’agrémentant même d’un petit signe de main. La fille me regarde alors un peu bizarrement et je me rends compte qu’en fait elle s’adressait au type juste devant moi. Toujours prompt (ma femme me le dit souvent), je tente le classique « Ah cette mèche est vraiment redoutable » en me passant la main dans les cheveux, sans forcément avoir l’air très convainquant. Mais qu’importe puisqu'ensuite j'ai ri (et j'aime rire). Et puis j’ai décidé d’écrire cet article, donc tout va bien.

J’ai bien essayé de trouver des points positifs à la fac, mais c’est pas facile. A part peut être les DVD de la bibliothèque et quelques cours bien sympatoches, j’ai vraiment du mal. Donc en fait, je passe mes 10h hebdomadaires à la fac et puis c’est tout.

Mais que voulez vous, il semblerait bien que la jeunesse dorée de Bogotá ne brille pas par ses lumières...

vendredi 20 novembre 2009

"On sévit sur les cafards comme Baygon"


Comme certains le savent déjà, j’ai tout récemment déménagé, abandonnant le luxe extriqué des 6 mètres carré de ma pension. Je dispose désormais d’un spacieux 3 pièces meublé juste un face d’un kiosco, vous savez ces petites échoppes ouvertes à toute heures de la nuit et qui vendent un peu de tout notamment de la bière bien fraîche. Autre curiosité du lieu et qui devrait enchanter l’abstiné Maxwell, j’ai pour voisin directe un bordel, vous savez ces petites échoppes ouvertes surtout la nuit et qui vendent…
Bref, ça s’était pour le contexte. Pour la suite j’aimerais vous parler d’une rencontre ma foi assez peu attendue. En effet, je me rendis vite compte que je n’étais pas le seul occupant des lieux, j’avais pour colocataire une colonie de cafards (cucaracha). Pas forcément hostile à avoir des animaux de compagnie, j’ai tout de même eu un peu de mal à imaginer que l’un de ces mastodontes viennent me réveiller le matin en me chatouillant les poils de fesse avec ses antennes.
Après une longue réflexion et mettant de côté deux des fondements de mon idéologie (le pacifisme et l’écologisme), je décidai d’engager une bataille sans merci. La guerre serai totale et les moyens employés de grande envergure. Tout d’abord, l’arme chimique, je dégainai le célèbre Baygon et gazai mes adversaires. Pour éviter la mort de civils innocents je concentrai mes frappes sur des points stratégiques : le campement (derrière le lavabo) et le QG (la bouche d’évacuation des eaux). C’est alors que je compris que Bagou s’était trompé, le Baygon n’est de loin pas à la hauteur de sa réputation. Il m’arrivait parfois de gazer de très près un cafard, c’est à peine s’il titubait. Et, loin de tuer mes adversaires, le fameux spray les faisait plutôt sortir de leur planque, c’est ainsi que je me retrouvai face à tout un bataillon adverse. Rapidement dépassé par la vélocité de mes vis-à-vis, je décidai de me replier et de me munir d’une autre arme. Je me saisissai donc de ma tong gauche pour entamer une danse bien particulière. Il fallait être à la fois vif et précis, il y en avait partout : plafond, mur, sol. La bataille était terrible et chaque coup asséné provoque le “cric” caractéristique de la carapace de cafard qui s’écrase contre le carrelage. Mais l’ennemi était coriace, un seul coup ne suffisait généralement pas à venir à bout de ces valeureux soldats qui, même le corps tout déformé, se relevaient pour aller défendre vaillament leur bannière. Cependant, sous les nombreuses frappes aériennes le sang jaune des insectes commençait à couler à flot et je remportai après de longues minutes de combat une première bataille.
Ceci dit, et pour reprendre le célèbre adage, gagner une bataille ce n’est pas gagner la guerre et l’étrange silence dont font depuis preuve mes indésirés compagnons me fait craindre un repli stratégique visant à préparer une attaque de masse. Sur mes gardes, j’ai su me prémunir en me procurant de nouvelles technologies qui m’ouvrent la porte à des armes de destruction massive capables de causer des dommages impressionnant sur l’adversaire : la cipermetrine. Cette substance chimique qui n’a rien à voir, malgré son nom, avec un mélange de sperme et de cyprine est hautement destructrice. Si je l’emploie, et cette lourde décision n’appartient qu’à moi seul, ce serait le Hiroshima du cafard ce qui modifierait à coup sûr tout équilibre géopolitique au sein de mon appartement. Le prix à payer est important, certes, mais cela permettrait un nettoyage utile. Encore indécis, mon choix dépendra certainement du comportement de l’adversaire. Je serai d’une fermeté inamovible, la moindre provocation entraînera de ma part des représailles susceptibles de mettre en péril l’humanité. L’ennemi, et vous en êtes témoin, est prévenu.

Manu

samedi 14 novembre 2009

sexe drug & forro

Je sais fort bien que ce titre est foutrement racoleur, mais après une fort longue absence, je me dois d'aguicher le client en cédant à la facilité. De plus habitant dans un pays où me racolage tant actif que passif est monnaie courante, j'ai le droit. Bref, je profite d'un léger retard de la personne qui doit venir me chercher (seulement 1h45) pour écrire ce petit message.

Mais cette absence de montre généralisé n'est pas le sujet, non j'ai plutot une folle volonté d'investigation: à savoir comment le pays avec les plus belles musiques du monde peut produire de telles bouses?



De la, ça demande un bref historique.

Tout le monde connait la samba, c'est sympa, ça frétille et ça s'écoute avec plaisir, la bossa nova et autre MPB ( MUSIQUE POPULAIRE BR2SILIENNE) aussi, mais alors facil! Mais bon dans la vie on fait des mauvaios choix , et moi j'ai choisi de partir dans le nordeste du Bresil, region ou on écoute ça qu'avec parcimonie(qui est sympa d'ailleurs). J'ai donc rencontré le forro. Pour l'histoire le forro est inspiré d'une danse française dont j'ai oublié le nom et vient du fait que lles anglais qui ont aussi colonisé le brésil quand les porthos avait plus de fric, faisait des teufs dans les forts ouvertes à tous, ce qui donne en anglais "for all", qui se transforme grace a la magie du superbe accent brésilien en forro. Il n'y a donc aucune allusion sexuelle la dedans, si ce n'est qu'evidemment ces cochons d'anglais faisait principalement rentré les filles.

jusqu'ici tout va bien.

On trouve des artistes de forro fort festif comme luis gonzaguo considéré ici comme un demi dieu qui aurait inspiré tout les grand du brésil (sisi, gilberto gil l'a avoué et chico buarque aussi) et effectivement c'est chouette, surtout grace a l'utilisation abusive du triangle, instrument trop souvent délaissé, accompagné d'un accordéon et d'une percussion...

Mais va savoir pourquoi, un jour un sieur quelcquonque a décidé de remplacer ce petit instrument par un tout gros synthé et paf! ca fait du forro électronique...c'est la que tout dégénère, puisqu'on a la une sorte de bouse s'écoutant très très fort (le concept de tapage nocturne ou de jour d'ailleurs n'ayant pas traverssé l'océan avec les portuguais). Si on tombe sur des coups de génie (cavaleiros de forro : gatinho) on reste la plupart du temps dans un registre romantico_patrick bruel avec des paroles dignes de helene segara avec des mecs en chapeau de cow boys et une pouffiasse inaudible.

Mais le pire est a venir, la musique ici est en perpétuel évolution (comme quoi c'est pas toujours bien) et de la on arrive a l'arrocha qui veut dire littéralement "tire une fille". Alors la on tombe dans le grandiose sur les paroles et pire que tout la mlélodie qui repose juste sur le synthé. Comme j'en souffre, il faut que je partage ma souffrance, écoutez levyviana, n'importe laquelle elles sont toutes affreuses et vous verrez...Si vous pouvez trouver une video c'est encore plus drole du fait de la chorégraphie qu'il met en place.



Bon la je suis méchant mais j'avoue quand meme une festivité exemplaire des concerts de forro qui prenne toute leur dimension dans des murs d'enceintes dignes des plus belles raves, qui assure des nuits surprenantess.....<>Enfin, dans un pays ou la plus grande animatrice télé des programmes pour enfant et une ex star porno, je ne me surprnd plus de rien.



bon je parlerai que de ce style car ici, il ya plus de style de musique que de groupe et de plus ma chauffeur arrive avec selement deux heures de retard, ce qui est deja bien, donc je file. peut etre une qutre fois je vous parlerai de la derive musical de la samba qu"on appelle le pagode, qui est égalment une douce merde parlant que de sexe. Bon allez, juste pour le plaisir, un petit groupe 'o troco" dont les spetacles sont interdit au moins de 18 ans parce qu'il aime trop joué avec le string de la danseuse.
En me relisant je me rend compte que j'ai pas répondu au sujet de cette investigation mais en fait on s'en branle.

vendredi 13 novembre 2009

Pourquoi il faudrait détester la Nouvelle Zelande

Je vous conseille à tous la lecture du divertissant blog de BLV . En effet celui-ci change des classiques blogs de 3A sur le thème "pourquoi mon pays c'est le mieux du monde" , "la culture locale est géniale" ou "les gens sont trop cools kikoo lol".
A l'instar de celui-ci et de la critique acerbe qu'il fait de sa terre d'acceuil , je pars à la recherche des choses qui font grave chier en Nouvelle Zélande :

1 La gente féminine locale :
Voici un sujet qui met tout le monde d'accord dans ce pays. Maoris , kiwis , américains , européens ou asiats , tout le monde le dit : les filles sont particulièrement moches. Élevées à la bière et au fish'n ships et dotées d'une absence de classe exceptionnelle , les néozélandaises sont globalement moches. Je crois que je possède plus de gout vestimentaires qu'elles , c'est pour dire. Evidemment il y a des exceptions. Mais quand même. Encore hier , mon chauffeur de taxi me faisait part de son envie de se rendre en France , et de laisser sa petite amie en Nouvelle Zelande...

2 Il ne se passe rien :
Difficile d'imaginer un pays plus chiant. Le journal de 20h se résume à une longue litanie de faits divers inintéressante. Quand au journal local , il consacrait la semaine dernière sa une à cette oeuvre d'art de Sam Mahon qui a sculté la tete du ministre de l'agriculture dans une bouse de vache. Youhou !

3 La musique est pourrie :
Partout où l'on s'en rend , difficile d'échapper aux avatars locaux de Green Day et de System of a Down. La musique Néo Zelandaise est en effet assez pauvre et très proche de la mauvaise musique américaine. Pas une boite ne passe quelque chose de décent. Quand aux bars , il faut vraiment chercher pour trouver un endroit où la musique est quelque peu différente. On notera quelques exceptions comme les groupes de reggae maoris

4 Le niveau universitaire est faible :
Je prendrai ici un exemple simple. Mon dernier partiel avait lieu ce jeudi. L'examen consistait à répondre à 2 questions sous forme d'essais. Le prof avait juger bon de nous communiquer les sujets à l'avance. Et de nous autoriser à consulter tout les documents que nous voulions pendant le partiel. Celui-ci s'est donc résumé pour les 200 étudiants en un recopiage d'essays rédigés à l'avance. Quand à mon autre partiel , le prof s'est contenté de refaire le même partiel , avec les mêmes questions , que ces 3dernières années ( les anales sont accessibles en ligne... ). Adieu stress des exams ( enfin , t'as vu comment on mange aussi... )

5 La bouffe est banale :
En dehors du fish'n ships ( exceptionnelement pas cher ici ) , point de salut. On déplorera l'absence d'une cuisine locale et la prolifération des fastfoods ( qui n'est pas pour me déplaire).

6 On roule à gauche :
Ca se passe de commentaire. Chaque traversée de route se révèle être un calvaire

7 On ne sait pas prendre l'apéro :
Récit d'une soirée typique néo zélandaise. A 18h tout le monde à diné et attaque la bière. A 18h30 tout le monde est bourré. A 20h tout le monde sort dans un bar. A minuit tout le monde est par terre en train de vomir. Adeptes des cuites éclairs à base de consommation excessive de bière , nos amis néozélandais ne tiennent pas réellement l'alcool.

Il existe encore sans doutes d'autres raisons de détester la Nouvelle Zélande. Mais en réalité , pour 10 raisons de détester ce pays , il existe 100 raisons de l'aimer (cela inclus les pratiques sexuelles avec des moutons , qui se révèlent être d'excellents substituts aux femmes ).
Alors , loin du désespoir de BLV , j'ai quand même essayé de lui rendre hommage à travers cet article.

Ce sera tout pour Maxwell from New Zealand , qui dans une semaine précise deviendra Maxwellinho do Brazil.

lundi 9 novembre 2009

El Alto Madrazo



Il était une fois, à la frontière entre les départements colombiens de Caldas et Risalda, une région montagneuse nommée Alto Madrazo. Ce nom n’apparaît malheureusement sur aucune carte car il a été donné par les habitants des deux départements frontaliers suite à une coutume des plus cocasses, que je ne peux m’empêcher de vous conter.

Manizales est la capitale du bien triste département de Caldas. À l’exception du fameux « Ron de Caldas », d’un café non moins sympathique et de paysages à couper le souffle, les habitants de la région n’offrent que peu d’intérêt. Conservateurs, traditionnels devant l’éternel, catholiques illuminés évidemment et, je vous le donne en mille, uribistes convaincus et militants. Petite anecdote pour situer ce portrait caricatural mais pas tant que ça : il y a une semaine, le maire de Manizales a interdit le concert de Calle 13, groupe colombien très populaire, en raison de ce tee-shirt, qui mettait en avant les liens avérés entre paramilitaires et Uribe.

Les habitants du Risalda sont d’un genre assez différent. S’ils ne sont pas en soi beaucoup moins catholiques, ni forcément beaucoup moins uribistes non plus, ces derniers ont l’avantage, selon leurs dires, d’être beaucoup moins hypocrites que ceux du Caldas, et de profiter de la vie comme elle vient, oubliant la religion quand celle-ci devient prohibitive. Des mecs à la cool en quelque sorte. Ainsi, si Manizales a été surnommé la « ville des portes ouvertes », en raison de la prétendue hospitalité de ses membres, Pereira (capitale du Risalda) est surnommée la « ville des jambes ouvertes », réputation que les habitantes de Pereira traînent dans toute la Colombie.

Evidemment, ces populations de deux petits départements limitrophes (autrefois un seul et même département, parenthèse culture fermée) ne sont naturellement pas faites pour s’entendre. Et l’universelle rivalité régionale n’arrange pas la chose. Aussi, afin d’assouvir ces saines tensions en l’absence de derby footballistique, ces deux peuples fiers se donnaient rendez vous tous les week-end dans la fameuse région de l’Alto Madrazo pour exulter et crier au monde entier ce qu’ils pensaient de ceux d’en face, et, quand la situation le permettait, se farcir un cul béni ou un cul biné, selon le camp.

C’est de ces joutes verbales hebdomadaires que vient le nom de la région. Ce surnom de Madrazo (de « madre ») a en effet été donné à la région en raison des mots doux échangés à propos des pauvres mères des participants des deux camps. Quant à l’adjectif Alto, deux théories s’affrontent. Selon la première, ce ne serait que la conséquence de la topographie de la région. Selon la seconde, ce serait plutôt la haute volée des insultes échangées qui justifierait ce nom. Le débat reste ouvert.

Demain nous parlerons de l’origine du nom de la ville de Medellin (prononcer « Mets des jeans »).

samedi 24 octobre 2009

Maxwellinho do Brazil


A vous , chers lecteurs de ce blog , chers amis , chers anonymes , chers fans et Cher la chanteuse ( qui ne se souvient pas de Believe? ) , il est grand temps d'annoncer une nouvelle de la plus haute importance. La coloc va etre reconstituée sur un seul continent. Dans un mois , je débarque au Brésil pour un periple qui m'amenera à partager la vie de Jean Aime à Aracaju , à danser la Samba à Rio , à débuter l'année avec Michaud et Chailloux dans le sud puis à vivre la vie d'un paysan à Goya avant d'apprendre le football à Buenos Aires.
Alors amis Sud Américains , préparez vos gosiez , purgez vos foies , protégez vos épouses et petites soeurs , Maxwellinho do Brasil débarque sur le continent. Et ca va envoyer du fat.
Tout cela promet de nouveaux articles épiques (épiques et colegram )et toujours plus d'alcool , de sexe , de stupre et de dépravation sur ce blog.
Kiss

mercredi 21 octobre 2009

La fete à la grenouille

Désormais en vacances pour de très longs mois , il est grand temps de rattraper mon retard sur ce blog qui est en train de devenir la référence en la matière. Loin de passer tout mon temps à organiser la rébellion sur facebook ( voir ici pour les retardataires ) , j'ai pu découvrir de nouveaux aspects du pays des moutons.

Il y a quelques semaines , mes amis et moi avons mis le cap au Sud , direction Akaroa. Akaroa est un petit village situé sur la Banks Peninsula , une région magnifique peuplée de dauphins et de moutons situé à une 50aine de km au sud de Christchurch. Nonobstant son cadre magnifique , ce qui fait la spécificité d'Akaroa c'est son histoire. C'est en effet la seule région de Nouvelle Zélande colonisée par les Français au 19ème. En 1840 , un groupe de colon dirigé par un dénommé Lavaud organise le débarquement français. Un poil trop tard , comme souvent avec nos compatriotes , puisque c'est également en 1840 que les Maoris signent avec le Royaume Uni le fameux traité de Waitangi qui abouti à la colonisation de la Nouvelle Zélande. Ces colonies françaises n'ont donc pas durées bien longtemps , mais de nombreux descendants de français et traces de cultures françaises sont encore présentes.

Ce qui nous a poussé à descendre à Akaroa , c'est le French Festival , organisé tout les ans et qui est un des plus gros évènements de l'île du Sud ( un des seuls évènements en fait , puisque il ne se passe pas grand chose sur mon ile déserte ). Ce festival est censé être une expression de la culture française et de son rayonnement à l'étranger. C'est donc plein de curiosité que j'arrivai à Akaroa.

Et ma curiosité fut assouvie. La vision de la France et de sa culture en Nouvelle Zélande est quelque peu déroutante. Point de cassoulet , de Bordeaux et de match de football. A la place , du french cancan , une course d'escargot et un tournoi de cricket... Le cricket mériterai d'ailleurs un article dédié , tant ce sport ultra populaire en Nouvelle Zélande est vraiment chiant à regarder ( et j'en ai regardé beaucoup... ).
La première chose qui attira mon regard une fois arriver dans cette enclave francaise au bout du monde , c'est l'omniprésence des références au cher pays de mon enfance : nom des rues (point de Manchester Street , Liechfield Street ou Oxford Terrace comme à Christchurch , mais des rue Laveaux , chemin des fleurs ou avenue Sainte Marie ) , les commerces portent tous des noms francais ( boucherie , boulangerie , jusqu'au cybercafé qui se nomme Au bon E-mail ce qui prête à sourire). La palme revient à la station service , tout simplement nommée "L'essence"

Parmi les activités auxquelles j'ai pu assister , je mettrai au rang des plus surprenantes la course d'escargots. Cette palpitante course opposait les All Blacks aux Bleus ( chaque escargot était nommé en l'honneur d'un des joueurs ) , chaque bestiole étant sponsorisé par un enfant enthousiaste qui bavait autant que son protégé. Je signalerai au passage la magnifique place du montpellierain Francois Trinh Duc.
Après une pause pour satisfaire le gosier ( malheureusement nous n'avons pu trouver de pastis ) et l'animation phare de la journée ( la course de garcons de cafés ) , c'est au tour de la Fanfare de l'armée Néo Zelandaise de faire son entrée au son de la musique de ... Rocky.


Après ce dernier moment anthologique , il était temps de reprendre la route pour la dernière semaine de cours et les célébrations qui l'accompagnaient , ceci faisant l'objet de mon prochain article. Au final , le festival principal de l'ile du Sud n'était rien d'autre qu'une grande kermesse. Mais c'était une kermesse sympa , et puis c'est pas comme si il se passait des choses tout les jours en Nouvelle Zélande...
La bise , Maxwell

Somos Pacifico


La bonne humeur est aussi de rigueur par chez moi après ces petites vacances dans le Nord-Ouest Colombien. Et la pluie Bogotanaise n’y fera rien. Aussi je vous propose cette petite introduction musicale avec Choc Quib Town : Somos Pacifico, pour retrouver la chaleur du Pacifique. Retenez là si vous venez me voir un jour, elle passe dans toutes les discothèques de toutes les villes de toute la Colombie (au moins). Ah, et tant que j’y suis un brin de culture même si ça fait mal à la tête : Choc’Quib’Town (le nom du groupe) vient de Choco (le nom du département pacifique au sud du Panama), Quibdo (la capitale du département) et Town (oui même en Colombie l’anglais a la cote). Autrement dit le groupe pourrait se traduire par « la ville capitale du département pacifique au sud du Panama » mais c’est vrai que pour un groupe de hip-hop ce serait un peu la honte de s’appeler comme ça.


Oui voilà j’ai passé des vacances formidables. D’aucuns diront que je surjoue un peu et que c’est facile de dire ça quand il n’y a personne pour témoigner. Les plus réticents pourraient même pousser jusqu’à dire que je n’ai pas bougé de Bogota et que j’ai inventé tout cela pour faire genre et impressionner la gente féminine. À tous ceux-là, sceptiques devant l’éternel (mais aux autres aussi), je vous mets le lien de quelques photos dont l’authenticité a été vérifiée (je tente le lien facebook, je ne sais pas ce que ça vaut). Pour toutes les femmes attirées par mon corps bronzé et bodybuildé, je laisse mon portable colombien (312 333 6289). J’ai désormais un lit double, je me ferai un plaisir de vous accueillir ici.



Le voyage commence à Medellin, ville du printemps éternel. Le nom fait un peu peur en France : on y voit des images de Pablo Escobar, de la guerre des gangs, des sicarios…Tout n’est pas faux loin de là mais Medellin est beaucoup d’autres choses aussi. D’abord le cadre est magnifique : surplombée par deux cordillères, la ville s’étend dans une longue vallée du Nord au Sud. Mais ce qui choque le plus lorsque l’on arrive pour la première fois c’est le contraste avec Bogota. Les rues sont propres. Les espaces verts sont nombreux. L’air est presque respirable. Les filles sont belles. Il y a un métro avec des horaires aussi étendus qu’à Lyon. Enfin, en arrivant, on se croirait pas vraiment en Amérique du Sud mais dans une petite grande ville états-unienne (sauf pour les filles).


Et ce n’est pas un hasard, Medellin est la capitale commerciale de Colombie. C’est là où on trouve toutes les familles industrielles les plus riches de Colombie. C’est le centre des affaires et c’est là où on trouve l’argent en quelque sorte. Les élites paisas (de Medellin) ont ainsi voulu faire de la ville une vitrine de la modernité aux yeux du monde, et c’est vrai que c’est plutôt réussi. Le penchant négatif c’est qu’on a parfois l’impression d’être dans une ville aseptisée, sans âme, qui cache ses problèmes sans les résoudre. Oui, je le dis tout de suite, j’ai adoré la ville mais j’ai un peu honte d’avoir aimé. Parce qu’en plus il faut savoir que Medellin est aussi la ville d’origine de Uribe (gouverneur du département avant d’être président) et qu’énormément d’argent de l’Etat est allé à la ville de Medellin pour renforcer ce côté vitrine, et ce au détriment de tout programme social.


J’ai honte je le redis mais j’ai adoré. Et la raison est assez simple. La fête à Medellin est quelque chose. D’abord les filles sont sublimes. Je me répète sûrement mais quand vous avez vécu trois mois à Bogota le changement est radical. C’est le passage de l’enfer au paradis. Ou non, disons plutôt du purgatoire au paradis, je ne veux pas non plus décourager les copains qui voudraient passer ici. Enfin c’est du bonheur en kilos. Le jour c’est sublime. Et la nuit… La nuit c’est encore une autre dimension. Et la douceur du climat permet des choses des plus agréables à la vue. Alors oui c’est vrai que la chirurgie est encore plus développée ici que dans les autres régions d’Amérique Latine, notamment au niveau de la poitrine, mais c’est un détail qu’on oublie facilement après quelques verres. Et puis si c’est vrai que les boîtes sont très « européanisées » dans la ville (les paisas estiment que la salsa est un symbole du traditionalisme du pays et donc à bannir), on trouve quand même quelques bars bien chouettes. Et surtout, on peut picoler tranquillement dans la rue presque sans craindre quoi que ce soit, et sans policier tous les deux mètres de surcroît. Et ça ça fait du bien aussi.



Bref trois soirées fort sympathiques et une humiliation footbalistique contre le Chili plus tard, nous mettons le cap sur El Valle, petite ville de 5 000 âmes sur la côte du Choco. Et là ce n’est plus du bonheur en kilos qu’on a trouvé, c’est en tonnes qu’il fallait le compter (oui c’est nul mais c’est pour faire comprendre). D’abord, on était absolument les seuls touristes dans tout le village en raison de la période. Et ce n’était pas très dur à voir puisque toute la population était Afro colombienne, sauf nous. Autrement dit à des années lumières de Cartagena par exemple où, malgré la beauté de la ville, tu ne peux marcher tranquillement sans que quelqu’un te propose une breloque (en anglais évidemment) ou qu’une pute t’accoste. Et ça change absolument tout. En plus les gens étaient pour la plupart vraiment « queridos » avec nous, ni distants ni faux culs, juste raisonnablement chaleureux.


Ensuite, on était logé dans une cabane juste en face de la mer. Une grande pièce avec cinq lits, terrasse, deux hamacs, douche, eau courante (parfois)…Le pied. Toute la plage pour nous évidemment. Cinq kilomètres de plage, entourée de tous les côtés par la forêt vierge. Un vrai paradis pour écolo avec cascades, piscines naturelles, jungle, réserve de tortues, baleines au large, parc national protégé…Et au menu, ville de pêcheur oblige, poissons à gogo, ce qui change de la viande médiocre des almuerzos de Bogota. Juste parfait, d’autant que sur les 5 jours passés ici, il a plu seulement une demi journée alors que la région est connue pour être la 3e plus pluvieuse du monde (après ce sont des noirs qui me l’ont dit donc méfiance).


Et puis pour achever ce délicieux tableau je me sens obligé de parler encore une fois du sexe opposé qui, dans un style différent de Medellin, présentait également des spécimens des plus charmants et généreux. Je me permets d’ailleurs au passage d’écorcher le fameux « théorème de Jean-Aime » selon lequel la beauté est proportionnelle à la richesse. En effet si cette intéressante théorie est vérifiée dans bien des cas (à Bogota et à Medellin en tout cas), elle ne l’est pas partout et devrait donc être retravailler. Mais comme j’ai trop d’estime pour mon ex et sans doute futur colocataire je terminerai cet article à la manière de Jean-Aime afin de rendre hommage à ce gros homme.


Formidable, au revoir!


Alexis

mardi 20 octobre 2009

-Et les vaches, elles boivent quoi? -Du lait.

Même si le titre, mauvais et que j'ai mis du temps à trouver, n'invite pas forcément à lire l'article, je vous encourage tout de même à découvrir la suite en espérant qu'elle vous comblera.
Mauvais, peut-être, le titre a du moins l'avantage de nous dire de quoi ça parle. Car, oui, ça parle de vaches, je suis à la campagne je vous rappelle.
Alors que le printemps et avec lui la chaleur ont fait irruption dans ma vie correntina, mon collègue vétérinaire m'avait invité à passer l'après-midi aux champs pour une sombre histoire de bovins. J'acceptai avec enthousiasme car une journée aux champs est toujours riche de découvertes, d'insolites et de bonnes choses à manger. En plus, une après-midi avec Leandro (c'est le prénom du vétérinaire), c'est une demi-journée passée à parler de foot et de la vie et ça comme vous le savez, j'adore. On arrivai donc sur place, au Corral, comme on dit pour désigner le lieu où on s'occupe des vaches. C'est un endroit où il y a un enclos et un couloir fermé par des barrières en bois pour permettre de trier et soigner les animaux. Par chance, cette fois-ci il n'y a pas eu de règlement de compte (désolé). Le soleil tapait dur, je me tartinai donc mon visage de franchute (français en argot, un peu comme quand on parle nous des ritales) de crème solaire. La mission du jour était relativement simple, il fallait administrer des vitamines (par piqûre) et de l'anti-parasite (par voie buccale) aux vaches du troupeau d'un producteur avec lequel on travaille. Plus personnellement, je devais faire ingurgiter à mes copines les vaches l'anti-parasite grâce à une sorte de pistolet que je lui mettais dans la bouche et dont la pression me permettait de lui propulser au fond de la gorge un liquide blanchâtre. Je vois déjà venir les esprits mal tournés, il n'y a rien de zoophile dans cet article, même si je me suis réconcilié avec nos amis les bêtes.
J'ai fait ça pendant près de trois heures. Tout s'est passé pour le mieux même si cette mission comportait certains risques : se faire bouser dessus, se faire pisser dessus mais surtout prendre un violent coup de corne. Rien de tout ça m'est arrivé, j'ai juste marcher dans une bouse ce qui va m'obliger à nettoyer mes chaussures (ou pas). J'ai aussi pris un gros coup de soleil, dommage que les fonds de panneau soit jaune ici, j'aurais pu être aisément engagé par la DDE locale.
Cette agréable après-midi de travail s'est finalement terminée en mangeant une galette de farine de maïs en visitant la ferme du producteur, toujours fier de nous faire découvrir son exploitation. C'est alors que faillit intervenir un événement plutôt fâcheux, puisque j'ai manqué de peu de marcher sur un serpent, je suis passé près de la mort, très près.
En rentrant dans ma petite ville de Goya, je me suis tranquillement assis sur la place centrale et j'ai bu une bière bien fraîche, indescriptible moment de décontraction. Même si cet article ne raconte rien d'exceptionnel, il montre l'allégresse qui définit ma vie ici. Tranquillité des champs, douceur d'une petite ville argentine, et insouciance de la jeunesse en exil.