mercredi 3 mars 2010
J'aime pas quand ça goutte le savon!
Tout jovial de poser le pied au Brasil, mes craintes étaient justifiées. La bière (je géneralise du fait que les bières ici sont comme les chats la nuit.) , ressemble affreusement à ...de l'eau!! Mise en garde par un génial scientifique (ben oui il a fait S), dont je tairais le nom mais dont le talent n'a d'égal que la protubérance nasal rappellant celle du narwall commun, des grands dangers du coma hydraulique, je renoncais presque à ce doux breuvage pourtant si grisant qui réveille en chacun des instincts de félins...
Pourquoi mettre de l'eau dans la bière m'interrogeais-je? Si ce fut pour calmer le tempérament fougueux autochtones, il eusse été logique de le faire avec du vin. Le doute fermentait en mon esprit, l'incompréhension me terrassait, je brassais du noir. Gui ne s' est jamais senti ainsi ne peut imaginer alors la pression ressentie.
Un détail pourtant me turlupinait. Comment expliquer qu'une mixture mauvaise pour la santé puisse être ingurgité avec tant de passion par cette peuplade à toute heure du jour et de la nuit (où on trouve des chats aussi). Or, ge suis curieuxet n'aime guère les mystères. Je me suis donc immergé (inhbibé) dans ce pans de la culture brésilienne avec minutie, qui vous passe le bonjour.
Et la, un éclair de génie vint me frapper (eh bien en plus), je découvris l'importance du climat dans la mise en place d'une société et de ses us et coutumes. Ainsi, si la bière semble tant aquatique, ce n'est pas par incompétence mais simplement qu'au vu du climat, rien n'ici n'est plus désaltérant et agréable qu'une bière bem gelada sous la chaleur de l'été brasileiro... Ainsi, ils arrivent à limiter leur consomation évitant la sécheresse et les drames du coma hydraulique. Brillant non? Je ne veux pas me faire mousser mais quand je pense que j'ai trouvé cette théorie un jour où je bullais, je me sens loin d'être blonde.
Le encore plus gros
jeudi 11 février 2010
Carne de voyage
Raconter un long voyage c’est jamais très facile. On a plein de choses dans la tête, plein de gens différents, plein d’images magnifiques, plein d’odeurs associées à plein d’endroits, pas mal de regrets aussi parce qu’on a fait telle chose et pas telle autre. On en a plein la gueule. On plane un peu quoi. Le problème c’est que dès qu’on met des mots, là, pof pof, d’un coup ça paraît fade, sans saveur, sans vie. Non je ne mens pas. J’ai essayé de raconter mes deux mois aux copains de Bogota, et après deux ou trois secondes de réflexion, ça donnait souvent quelque chose comme « non mais tu sais , c’était vraiment sympa, on s’est bien amusé », suivi généralement d’un poli « ah ok, d’accord ». J’en rajoute à peine. D’ailleurs je me demande comment ça sera quand je reviendrai en France après un an chez les bronzés. Tous ceux qui sont revenus disent que ça fait bizarre, qu’on se sent un peu seul, qu’on n’arrive pas à partager ce qu’on a vécu parce qu’on ne trouve pas les mots.
Comment raconter ce voyage alors ? Oui, parce que deux mois de périple, quatre pays visités, un véritable road trip du Pacifique jusqu’à l’Atlantique en passant par les Andes, tout ça pour plus de 180h de bus, vous vous imaginez bien que ma modestie sans limites pourrait difficilement le passer sous silence. En même temps tout raconter, on peut pas trop. Ça fait long, ça fait difficile, ça fait pas bien quoi. Du coup j’ai un peu réfléchi (si si). D’abord je me suis dit « et pourquoi pas faire des tranches de vie, raconter le voyage par les gens que j’ai rencontré ». Pas mal non ? Mais bon, un peu trop classique sans doute, pas assez original pour l’écrivain solitaire et incompris que je suis. C’est dommage d’ailleurs parce que j’aurais pu parler d’Andrea, celle qui nous a volé l’appareil mais qui nous l’a rendu, mais qui avait effacé les photos, mais que finalement on a pu les récupérer. Ou bien des quatre joyeux Français du Bordelais (d’une moyenne d’âge de 55 ans), revenant de 12 jours d’ascension de l’Aconcagua, que l’on a rencontré dans un vignoble près de Mendoza.
Oui mais non. Finalement je me suis dit que le mieux pour raconter le voyage c’était de le faire à partir de ce qu’on aimait vraiment. Et moi j’aime pas les gens c’est connu. Il faut faire la discussion, souvent en espagnol, parfois en portugais. Parce qu’évidemment dans ces pays-là, personne ne fait l’effort d’apprendre le Français, ce serait trop leur demander. Non, trop fatigant, vraiment. Ce que j’aime moi c’est la bouffe. C’est croquer a pleines dents dans un steak saignant. Avec du pinard bien sûr, il ne faut jamais oublier le pinard.
Mon carne (viande) de voyage commence donc à Lima, ville de gastronomie s’il en est. Ici la ripaille foisonne et le porte feuille sourit. Capitale d’un pays immense, on y goutte de tout et tout est bon. Les péruviens aiment la chair bien tendre, les péruviennes elles la préfèrent très saignante ; comprendra qui pourra. Le problème c’est qu’une fois sorti de Lima, la déception est à la hauteur de la surprise initiale. D’une manière générale plus l’endroit était touristique, plus la bouffe était chère et mauvaise. Dans le sud du pays, la meilleure option restait souvent le pollo broaster, morceaux de poulet frits dans l’huile assez proche de ce que sert le KFC en France, ou l’ arroz chaufa, plâtrée de riz accompagnée de divers condiments. À Aguas Calientes, au pied du Machu Pichu, le demi-burger assorti de huit frites (nous les avons comptées) valait à peu près trois fois le prix d’un repas complet à Lima. Sans la taxe évidemment. Plus drôle encore (haha), en haut du Machu Pichu, le sandwich le moins cher (jambon simple) valait 15 euros, ce qui nous a forcé à marcher quelques centaines de mètres pour trouver le restaurant des travailleurs du Machu Pichu, qui nous a offert un, rustique mais bon marché, sandwich à l’œuf au plat. Non vraiment c’était mieux à Lima.
La Bolivie n’est pas aussi réputée que le Pérou pour sa nourriture. À raison d’ailleurs. J’en veux pour exemple que, sur les trois jours (de trop) que nous sommes restés à La Paz, nous avons mangé trois fois dans le fast food local tant c’était, encore une fois, le meilleur choix. Du point de vue gastronomique, je veux dire. À l’exception du silpancho (viande hachée cuite avec un œuf dur, assorti de salade et de riz), rien ne nous a vraiment transporté dans ce pays. L’étudiant en sciences politiques que je suis me met cependant en alerte de ne pas tomber dans l’ethnocentrisme et juger ainsi la gastronomie d’un pays parcouru à la va vite en 10 jours. D’autant que malgré nos mésaventures photographiques, je dois confesser que j’ai rarement eu le ventre aussi rempli (et bien rempli) qu’au cours de notre traversée de 4 jours du salar d’Uyuni. Je pense particulièrement à ce réveillon de Noël arrosé, passé en plein milieu du désert, avec une dizaine d’Argentins et une Lilloise, si une Lilloise.
Il n’empêche que le choc est grand quand on passe la frontière argentine. Tout est différent. Les filles sont belles, il fait chaud, les routes sont goudronnées, les bus sont confortables, on ne comprend rien à ce que disent les gens. Sans parler de la cuisine, presque aussi bien qu’en France. Oui je dis presque parce qu’il manque quand même le fromage et le bon pain. Et les pizzas aussi tiens. De manière assez étrange, malgré l’immigration italienne, c’est impossible de manger une pizza ne serait ce que correcte. Passés ces petits inconvénients que seule une grenouille narcissique aura notés, c’est quand même un régal à tous les étages. La première milanesa (morceau de viande ou de poulet enrobé de chapelure) dégustée a la ville frontière avait déjà relégué les milanesa boliviennes au fin fond des oubliettes de la gastronomie. La suite ne sera que meilleure. Du premier steak partagé avec Manu au club de sport de Goya aux glaces de Salta, en passant par les vins de la région de Mendoza, ou les vrais expressos avalées en terrasse à Buenos Aires ou Cordoba, tout est excellent. Une mention spéciale pour ce restaurant de Mendoza où nous nous sommes rendus à la sympathique invitation des quatre Français qui revenaient de l’Aconcagua. Un vrai paradis pour tout amoureux de la gastronomie. Tout est à volonté. Tout est bon. Les pièces de viande de l’asado sont tellement grandes qu’on ne peut les finir. Les pâtes sont (presque) aussi bonnes que celles que l’on cuisine à la coloc (enfin moins collées en tout cas). Les crèpes flambées sont juste incroyables, assaisonnées de sirop d’érable, quelques morceaux de pommes, une très généreuse lampée de whysky et d’une boule de vanille pour ce fameux chaud / froid qui fait frémir les papilles. Bref, je reviendrai.
En comparaison, le Brésil paraît bien timide. Et cher en plus. Du coup, notre consommation s’est vue relativement limitée. Peu, voir pas, de rodizio (buffet de viande) au menu, ni même de feijoada (riz, haricots, farofa, porc et viande de bœuf), mais plutôt des X-burger (cheeseburger) et misto quente (croque-monsieur) à tous les repas ou presque. Avec une portion de frites toujours, pour ne pas mourir de faim non plus. Et puis le soir, on rechargeait les batteries à l’alcool local, la cachaça (alcool de canne à sucre), atteignant des niveaux de consommation qui après coup nous ont fait un peu peur, et accessoirement causé à Marc quelques coliques en série. Mais qu’importe la gastronomie, le Brésil reste le Brésil. Faute de manger bien, on mangeait le temps et croquait la vie, passant nos après-midi à faire la sieste sur la plage et dire bonjour aux jolies passantes.
Au final, je me rends compte que j’aurais mangé beaucoup de frites et beaucoup bu pendant ce voyage. Ce sont un peu les valeurs sûres quand on arrive dans un pays inconnu. Mais bizarrement, aucun problème d’estomac, des selles parfaites du début à la fin, tout particulièrement en Argentine. Il aura fallu attendre mon retour en Colombie et un alcool indien à la dangereuse composition pour que mon estomac me lâche. En plein milieu d’un entraînement de volley, ce qui n’est pas sympa, ni pour moi, ni pour les coéquipiers d’ailleurs… Voilà ! Amis de la poésie bonsoir, et bon appétit bien sûr !
vendredi 5 février 2010
Hallelujah vous faire foutre!
Evidemment, je ne rejette pas tout en bloc. Le tunning religieux, ça c'est festif. Un tout bel autocollant avec un énorme "Jesus" ou " le secret de ma réussite, Dieu", sans compter les innombrables chapelets, bibles incorporées (en option) et autres délices du même acabit sur tout types de véhicules, des voitures aux camions en passant par les vans (de) Gille. Quand on voit le nombre de mort sur la route, on se demande si il ne serait pas plus judicieux de lire le code...
Tout ça reste bon enfant ( ce qui fait plaisir à nos amis curés qui nous lisent). Il n'y a pas motif à s'alarmer. Il est même possible de tenter des blagues pour voir les réactions. Ainsi avec une fille avec qui j'avais l'habitude d'aller boire le calice jusqu'à mon lit, j'eusse tenter une chtoute blague... j'ai eu par la suite tout le loisir de tendre l'autre. Autres lieux , autres personnes: tentative de boutade sur le fait que Jesus à l'air saoul sur le tableau du salon de la grand-mère, j'ai droit à quelques sourires gênés. Encouragé et ragaillardi par la nonbaffe, je me risque sur le fait que J.C s'incorporait bien au village popole au vu de son accoutrement...Le silence de cathédrale qui s'en est suivi reste à ce jour un souvenir douloureux. Enfin le seigneur me pardonne, je ne sais pas ce que je fais.
Mais ce avec qui je refuse de communier, c'est les évangelistes. Je les aime pas, c'est la goutte d'eau bénite qui fait déborder le vase. Non content d'être chiant, le patron de la principale église évangeliste (qui est aussi le patron de la 2e chaine de tv du Bresil), a extorqué quelques millions à ces fidèles qui pour la plupart sont pauvres...Pour un mec qui dit que les voies de Dieu sont impénétrables, je trouve qui leur a mis bien profond quand même. La seule inspiration divine qu'ils ont, est le nom de leur église avec des noms du genre " eglise universelle du règne de dieu" ou ma préferée " L'eglise quadrangulaire du coeur de la saint marie".
Désolé pour les croyants mais il fallait que je me défoule, Yahvé qu'à pas m'énerver ces cons la!
ST Jean
vendredi 25 décembre 2009
Choc culturel
Puis, j’ai découvert le Noël argentin. Dans un premier temps j’étais plutôt réticent; rien de cette féerie caractéristique, tout juste un palmier précairement enguirlandé (ça à moin de la gueule que le sapin place Kléber, croyez moi) quelques promos de Noël dans les magasins, rien de très rock’n’roll vous m’aurez compris. Cette méfiance grandissait avec le repas de Noël : oú étaient donc les cerf, les faisans, les sangliers? Elle s’accentuait avec la suite des “festivités”, une virée dans un bar oú les gens étaient tout simplement venus boire un verre, tranquillement, comme d’habitude. Bref, j’étais déçu.
Mais comme bien souvent, dans une soirée argentine il faut savoir être patient, les hostilités commencent généralement tard et cette observation allait être vérifiée. En effet, sur les coups de 5 heures du matin, je montais à l’arrière d’une mobylette et arrivais à une soirée, LA soirée.
Elle avait lieu dans un complexe hôtelier cossu au bord du fleuve. Une pelouse pleine de monde avec un DJ assez festif au milieu et le plaisir de pouvoir pisser dans le Paraná. Cumbia, reggeatone, 80’s (rare pour l’Argentine) avec au milieu quelques bijoux comme cidinho et la version latino de Tarkan (Kiss Kiss), une ambiance chocolatée et un dancefloor surchauffé. De temps en temps des petites surprises comme la distribution sur les coups de 8h30 du matin de bombes qui font de la mousse. Ca m’a d’ailleurs presque valu une expulsion manu (moi? haha) militari quand j’ai commencé à tirer sur un videur et sur le DJ, j'aurais été certainement inconsolable de devoir aller prendre ma douche avant les autres. Ça a continué comme ça jusque 11h du matin et j’ai meme pris un coup de soleil en rentrant.
Aujourd’hui (le lendemain), on peut dire que je subis la vie, je me suis levé à 20h avec un mal de tête affreux et une pateuse de haute compétition mais bon c’est le prix à payer et au final ca fait pas si cher.
Pour nouvel an on m’a dit que c’etait encoré mieux : plus de fête et plus longtemps. Ca devrait râvir Alexito qui sera là pour l’occasion, il faudra juste partir à temps pour avoir notre bus pour Florianopolis où nous attendra de gosier ferme l’ami Maxwell pour encore plus de fête.
Vive l’Amérique du Sud!
mercredi 23 décembre 2009
admirable T
Enfin, bref, j'ai vécu cet instant avec l'ami maxwellinho dans la petite bourgade de barra de sao miguel, dans l'alagoas. Posée tranquillement sur une place, il y eu un flash immense (pas celui de marc qui a honteusement pas pris son appareil photo, tellement qu'il est radin il veut meme pas partager ses souvenirs avec ses amis le sagouin). Eh vi, sur cette place était réunis le bresil.
Point de plages paradisiaques ou de corcovado ou autres iguazu, non, non, que nenni.
L'instant était "T" de par le coté quadrangulaire de la chose: 4, comme les 4 point cardinaux, comme les 4 mousquetaires, les 4 fantastiques, les 4 as (et le picasso volé qui est de loin le meilleur album),les4 doigts de Lula, et surtout, surtout comme la coloc.
Ainsi était il:
-un stade de foot tout pitchoune avec tout le village que on croyait qui jouait leur vies c'est con la.
-une messe évangelique, avec un petit bonhomme qui hurlait beaucoup trop fort, beaucoup trop de conneries.
-une télé publique pour que tous le monde puisse regarder la novela comme des copains.
-and me and maxwell, buvant une une bière, et quelle bière!
Voila. Tous ca pour dire que ce sympathique article introductif ouvre une série de quatre articles dont le point commun est cette place. beaucoup de bruit pour rien vous allez dire, mais quand on est gros, on fait du bruit et pis c'est tout.
Gordo
jeudi 17 décembre 2009
Sur la Route
Bon d’abord sur la route c’est chouette mais c’est pas facile d’ecrire un article pour un blog, parce que en vrai cet article au debut je voulais l’ecrire au debut, enfin ca aurait eu plus de sens quoi. Mais bon. Comme ca j’au plus de trucs a raconter on va dire. Allez s’il vous plait…
Ce qui est chouette sur la route c’est que tu relativises. Avant de partir je trouvais les Colombiennes vraiment pas terribles, tous les nombreux lecteurs attentifs de ce blog le savent. Apres avoir visite le Perou et une partie de la Bolivie, les Colombiennes sont (presque) devenues de vraies sex symbols, avec les yeux revolvers et le regard qui tue. Pour la bouffe c’est pareil. A la base, je trouvais ca plutot bon les almuerzos (dejeuners) en Colombie, bon, j’en avais un peu marre au bout de 4 mois d’accord de la sopita (une tite soupe) et du pollo a la plancha (un blanc de poulet), mais je trouvais ca plutot bon quand meme. Mais alors quand t’arrives a Lima, un de ces chocs culinaires! En trois parties ca donnerai ca : moins cher, plus copieux, meilleur. La classe quoi. Tu te regales a coup de cebiche, papas a la huancahina, churasco gratinado et j’en oublie plein. Tiens, meme le pollo a la plancha il est meilleur. Je dis ca et j’ai toujours pas fait d’asadero (barbecue) en Argentine ni de rodisio (bonne viande a volonte, paradis du gros) au Bresil. Chacun ses trucs mais moi la bouffe ca me fait avancer.
Ya aussi des trucs un moins sympa. Genre par exemple le Lima Cusco en bus, deja 24h de bus tout seul c’est rarement trop la fete, mais quand t’es en plus a 3500 metres d’altitude la nuit, avec deux fenetres cassees dans le bus, et avec juste un petit pull et ben, comment dire, t’as froid quoi, ouais t’as meme tres froid en fait. En vrai tu te les peles tellement que tu dors pas une minute avant que le soleil se leve. Mais bon ca te fait les pattes, et apres tu te la petes mon pote.
Ceci dit, sur la route on rigole bien quand meme. Et puis on voit des trucs qu’on verrait pas en France. Bon c’est vrai qu’on est un peu toujours en rush parce qu’on a des imperatifs spatio temporels pas faciles, nouvel an pastaga et foie gras a Goya (Argentine) oblige, alors on fait pas mal les trucs bien touristiques, un peu gnan gnan et un peu opressant des fois tellement que t’as plus de touristes que de locaux. Mais bon, comme on est un peu des mecs a la cool on arrive quand meme a faire des trucs a la cool, comme une source d’eau chaude dans une vallee au milieu de nulle part, ou une nuit dans une communaute indigene peruvienne sur une ile du Lac Titicaca que ce lac il est tellement grand que tu croirais que c’est la mer mais en fait t’es a 4000 metres de hauteur et l’eau elle est pas salee donc ca peut pas etre la mer. CQFD.
Bon y aurait encore un milliard de trucs a dire sur la route, et encore ca fait a peine deux semaines qu’on est parti mais bon, faut abuser hein. Et puis la j’ai faim. Y a des priorites dans la vie.
Le bonjour d’Evo,
Alexazo.
vendredi 4 décembre 2009
Man vs. Wild II
Changement de décor par rapport au premier épisode, on quitte l'hostilité des montagnes néo-zélandaises pour l'enfer des marécages correntinos. Les boas ont remplacé les moutons et les moustiques infestés par la dengue les mouches. Au niveau du climat, la froideur de l'hiver austral a laissé sa place à la chaleur moite de l'été norestero. La mission n'en est pas moins dangereuse, bien au contraire, et les cadavres de bovins ne manquent pas de rappeler que rester bloqué dans un tel endroit sans eau ni nourriture mettrait rapidement quelque personne que ce soit en danger de mort. L'objectif est simple, rejoindre la maison de producteurs malgré une piste coupée par les inondations. La première rencontre n'inspire pas la confiance, un boa de 3 bons mètres se trouvent en travers du chemin. Certes sans venin, cet imposant reptile n'en reste pas moins une machine à tuer. En effet, à l'inverse de ces cousins vénéneux qui n'utilisent leur arme fatal que pour se défendre, le constrictor, lui, peut attaquer l'homme en tentant de l'étouffant. Cependant, un peu de vigilance, un bon couteau et le savoir-faire du vétérinaire qui m'accompagnait ont vite raison de ces velléités, à condition bien entendu que la taille de l'animal reste raisonnable. Finalement, celui rencontré n'avait pas d'intentions agressives et un simple coup su
Après une longue marche nous sommes finalement arrivés à destination, la maison des producteurs que nous devions rencontrer et ce fut certainement le moment le plus désagréable de la journée. Car si on peut s'amuser d'une randonnée dans la nature argentine, il en est tout autre d'une bien triste situation. Face à nous, un petit groupe de maisons et plusieurs familles vivant dans une frappante précarité. Ce petit hameau se constituait d'habitats en chaume et toit de paille, une seule pièce pour toute la famille et pour seule source d'eau un puits procurant une eau de bien mauvaise qualité. Si la situation des enfants est souvent celle qui touche le plus, j'ai cette fois été particulièrement ému par la maigreur de toute la famille. Assurément, ces gens ne mangeaient pas à leur faim ; d'ailleurs comment le pourrait-il après que leur récolte amoindrie par deux années de sécheresse ait été presque intégralement emportée par de récentes inondations? Sans m'éterniser sur la question et de peur de tomber dans le cliché du pauvre qui a la main sur le coeur, je dois bien dire que j'ai été fortement marqué par la gentillesse et la chaleur de l'accueil qui nous avait été réservé, probablement dues au fait que les visites sont rares dans c
Pour rentrer jusqu'à la ville, il nous restait une bonne heure de route, la journée se terminait et le temps de se détendre était arrivé. Une Brahma presque glacée permettait de rafraîchir un corps épuisé par tant d’aventures.
